Hot Like Fire

J’ai passé la nuit avec elle.

Elle était suave, elle était belle. Je me suis endormi. Trop tôt. Le regard, goguenard, me narguait alors que je m’assoupissait : elle roulait des épaules, passait d’une oreille à l’autre. Elle était insaissable. J’ai regardé le jour se lever, à côté de sa nuit. Elle était ronde, elle faisait peine. A voir, dans le noir, c’était dire. Je l’entends perdue au milieu d’Insects et de Teardrops. Habitué au noir et blanc, là, c’était que du blanc, un peu de noir. Chaude. Comme le feu, la braise paraît tiède à côté. Elle se répète et s’emmêle un peu, me regarde du blanc de l’oeil, dans le noir - on était habitué à la croix quand l’oeil ne s’ouvre pas, comme dans les mangas- là il est perçant et perdu, un peu hagard, toujours goguenard. Une chambre vide comme l’après -je ne me rappelle déjà plus de l’avant-la seule sûre. Pas plus de trois minutes. Toute en style, un apparat-cheap mais séduisant. Alors que les autres rayonnent dans le noir -facile- elle, séduit & captive la lumière, toute la lumière, en plein soleil.

Elle, Hot like fire, m’a pris une nuit.

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